Jacques et Jessica Moretti, les propriétaires du bar « Le Constellation », se trouvent au cœur d'une enquête pénale après qu'un incendie a coûté la vie à 40 personnes lors des célébrations du Nouvel An. Bien qu'ils soient désormais considérés comme prévenus pour des accusations d'« homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence », le couple demeure en liberté, suscitant des interrogations sur la gestion de cette affaire.
Le drame survenu à Crans-Montana a levé un flou sur les responsabilités quant à la gestion de l'événement. Des révélations préliminaires indiquent que l'incendie aurait été causé par des bougies fixées sur des bouteilles de champagne. Par ailleurs, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont soulevé de possibles manquements concernant la sécurité, notamment des éléments de décor inappropriés et un escalier trop étroit pour permettre une évacuation rapide.
Malgré la gravité de la situation, aucune mesure de détention préventive n'a été prise à l'encontre des Moretti. Un porte-parole de la police du canton du Valais a souligné qu'un risque de fuite, de pressions sur des victimes ou de destruction de preuves était nécessaire pour justifier une telle décision. Selon l'avocat Yves Monerris, cela n'est pas surprenant, étant donné que des infractions involontaires comme celles-ci ne mènent souvent pas à une détention préventive en Suisse. Les critères de placement en détention sont généralement plus stricts qu'en France.
Bien que le couple, implanté durablement à Crans-Montana depuis les années 2000, pourrait techniquement fuir vers la France pour échapper à la justice helvétique, cela ne justifie pas une détention immédiate. « Nous avons toujours respecté les normes », affirment Jacques Moretti, qui a déjà fait face à des accusations en France pour des affaires antérieures, selon des informations du Parisien.
La loi suisse, en la matière, favorise la liberté sous conditions, laissant ainsi le couple libre en attendant l'issue de l'enquête. En cas de culpabilité, ils pourraient encourir des peines allant de trois à quatre ans et demi de prison.







