Ce dimanche 25 janvier, des coups de feu ont retenti à Charleville-Mézières, suscitant l'inquiétude des habitants du quartier Mohon. Une dispute a eu lieu aux alentours de 13 heures, entre les rues Victor Hugo et Monseigneur Loutil. Heureusement, aucune victime n'a été signalée, mais la situation reste préoccupante.
En découvrant plusieurs étuis de balles au sol, Boris Ravignon, le maire de Charleville-Mézières, a exprimé sa colère et son indignation. "Je suis découragé par l'inertie des autorités face à cette montée de violence," a-t-il déclaré. L’élu a insisté sur la nécessité de moyens d'investigation accrus pour combattre efficacement le trafic de drogues, qui gangrène le quotidien des citoyens.
Des sources locales, telles que France Bleu, rapportent que l’incident s’est produit devant un point de deal connu. En réaction à cette situation alarmante, la commune a initié une procédure visant à déclarer l'état d'abandon manifeste concernant un bâtiment abandonné rue Victor Hugo, souvent associé à des activités illicites.
Avec une réelle inquiétude, Boris Ravignon a déclaré : "J'en ai assez, nous ne sommes pas pris au sérieux par l'État. Attendez-nous pour qu'il y ait des victimes ?" Sa frustration croissante est partagée par de nombreux citoyens de la ville, qui souhaitent un meilleur soutien des forces de l'ordre et une présence plus active des autorités.
Pour tenter de répondre à ces préoccupations, une visite du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez est prévue à Charleville-Mézières le 2 février prochain, un rendez-vous que beaucoup espèrent fructueux afin de trouver des solutions durables face à ces défis sécuritaires.







