Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a clairement annoncé que les instigateurs des récentes manifestations seront traités sans pitié. Citant des informations de l'agence Mizan, il a affirmé que les enquêtes sur les manifestants arrêtés seraient menées avec « la plus grande rigueur ». Cela survient dans un contexte de tensions croissantes en Iran, où le mouvement de contestation a provoqué des milliers d'arrestations et, selon certaines ONG, des pertes humaines catastrophiques.
« Le peuple a raison d'exiger que les responsables de ces émeutes soient jugés rapidement », a déclaré Ejeï, insistant sur le fait que « la justice impose de punir sévèrement ceux qui ont pris les armes et causé des décès ». Son discours traduit une intensification de la répression qui s'est accentuée au cours des dernières semaines, alors que de nombreux Iraniens sont montés au créneau pour dénoncer les violences du régime.
Des centaines de milliers d'arrestations
Des organisations de défense des droits humains estiment que plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, ont été arrêtées à travers le pays depuis le début de ce mouvement contestataire. En janvier, des rapports ont mentionné des milliers de décès, exacerbant la crise des droits humains en Iran. La télévision d'État a diffusé des images montrant Ejeï interrogeant des manifestants en détention, suscitant des craintes de aveux forcés selon les défenseurs des droits de l'homme.
Les ONG internationales, face à un Internet coupé et à un manque d'accès aux données, peinent à établir un bilan précis des violences. Des témoins rapportent également que les forces de sécurité auraient utilisé des balles réelles contre les manifestants, rendant la situation encore plus tragique et inquiétante.
Il est impératif que la communauté internationale suive de près les développements en Iran et fasse pression sur le régime pour qu'il mette fin à cette répression. Selon Amnesty International, « le silence complice de la communauté mondiale ne fait qu’encourager le régime à continuer ses pratiques violentes ». Il est essentiel que les voix dissidentes soient entendues et que des mesures soient prises pour protéger les droits fondamentaux des Iraniens.







