L’ancien sénateur Joël Guerriau, impliqué dans une affaire politico-judiciaire très médiatisée, est convoqué au tribunal correctionnel de Paris les 26 et 27 janvier 2026. Il est poursuivi pour avoir supposément drogué la députée Sandrine Josso à l’ecstasy dans le but de l’agresser sexuellement.
Joël Guerriau, accusé d’avoir drogué la députée Sandrine Josso, doit apporter sa défense devant le tribunal dans ce cas souvent considérée comme un exemple de soumission chimique. L’évolution des débats s’annonce cruciale pour l’accusation.
Dans la soirée du 14 novembre 2023, Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique, est sollicitée par Joël Guerriau, un membre de la même circonscription âgé de 56 ans, pour célébrer sa réélection au Sénat. Au départ, cette invitation paraît innocente, puisque leur relation a toujours été amicale, exempte de toute ambiguïté sexuelle.
Un verre de champagne au goût suspect
Arrivée à 20 h, elle s'aperçoit qu’elle est l’unique invitée. Son hôte se rend dans la cuisine pour préparer des coupes de champagne. Puis, dès la première gorgée, la députée remarque un goût étrange dans la boisson.
Selon le récit de Sandrine Josso, Joël Guerriau se montre particulièrement insistant pour qu'elle boive et mange, tout en effectuant des « tours de magie » pour détendre l'atmosphère. Rapidement, la députée ressent des symptômes inquiétants : palpitations, bouffées de chaleur et nausées. Dans un moment d'angoisse, elle voit Guerriau manipuler un sachet transparent qu’il tente de cacher.
Prétextant un retour à l’Assemblée, Sandrine Josso quitte le domicile vers 22 h en état de détresse, demandant à des collègues de venir la secourir. Les analyses effectuées à l’hôpital révèlent une concentration alarmante de MDMA, un dérivé de l'ecstasy, dépassant les normes d'une consommation récréative.
Un ex-sénateur sous le feu des projecteurs
Interpellé le lendemain, Joël Guerriau conteste les accusations, prétendant qu’il ne s’agissait que d’un « acte d’inadvertance ». Selon ses dires, il aurait concocté ce mélange pour lui-même après avoir été affecté par le décès de son chat, et aurait servi par erreur une boisson contaminée à son amie. Lors d'une perquisition, 30 g d’ecstasy ont été découverts chez lui.
Les avocats de Guerriau, Mes Maria Roumiantseva et Henri Carpentier, soulignent que leur client attend de s’expliquer devant le tribunal. L’ancien sénateur, qui a démissionné le 5 octobre, risque jusqu’à cinq ans de prison. Bien qu'aucune agression sexuelle n'ait été vérifiée, les magistrats n’ont pas hésité à le poursuivre en se basant sur le contexte et ses recherches en ligne sur des sujets délicats quelques semaines avant les faits.
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