À partir de ce lundi 23 mars, la cour d'assises de la Dordogne examinera en appel le cas de Bilal Hamdan et Vincent Lehmann, reconnus coupables de complicité de meurtre. En novembre 2024, ces deux jeunes hommes avaient été condamnés à quatorze ans de réclusion criminelle suite au meurtre d'un retraité de Floirac, Pierre Sourgen, au printemps 2021.
Le corps de Sourgen avait été retrouvé dans un local de sa résidence, laissant les policiers face à une enquête complexe. Le rapport a révélé qu'un groupe de jeunes, s’étant rassemblé pour fumer et boire, avait probablement provoqué le retraité en l'insultant et en l'agressant violemment. Pour une réaction inappropriée, ce dernier avait subi des coups de pied mortels qui lui ont causé une mort tragique.
Une violence exacerbée
Lors du procès de première instance, l'avocat général, Michel Pellegry, avait décrit les actes comme une "sauvagerie inouïe". Les avocats des jeunes avaient plaidé pour une requalification de leurs actions en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, mais la cour d'assises n'a pas suivi cette voie.
Le principal auteur des coups, Romain Barros, avait reçu la peine la plus lourde, soit vingt ans de réclusion, sans faire appel de son verdict. En revanche, Hamdan et Lehmann espèrent qu'en se présentant devant la cour d'assises en appel, ils pourront faire réviser leur condamnation pour complicité de meurtre.
Dès lors, le verdict est attendu au plus tard le jeudi 26 mars au soir, et beaucoup dans la région attendent d’observer comment la justice se prononcera sur ce drame qui a profondément marqué la communauté de Floirac.
Des sources comme Sud Ouest ont rapporté sur cette affaire tragique, soulignant l'impact communautaire de cette violence inacceptable.







