Un jeune homme de 20 ans a été condamné à 8 mois de prison ferme après avoir tenté de livrer des colis par drone au centre pénitentiaire d'Aix-Luynes. Celui-ci a été interpellé en pleine nuit aux abords de l'établissement, alors qu'il était en communication avec des détenus, se préparant à exécuter sa mission illégale.
Selon l'enquête menée par La Provence, Nazridine M. a reconnu avoir utilisé ses compétences de pilote de drone, acquises lors de son ancienne carrière de réalisateur de clips vidéo, pour alimenter les détenus en divers articles interdits. Lors de son interpellation, il transportait un drone aux abords d'un champ, accompagné d'un colis et de plusieurs autres paquets prêts à être expédiés.
Les objets découverts dans ses colis étaient variés et inquiétants : des câbles, des téléphones, des cigarettes, des microtournevis, mais aussi 386 grammes de résine de cannabis et des couteaux en céramique de 18 cm. Cette opération inédite a révélé l'ampleur du trafic en détention, incluant même de la viande, comme des brochettes et de la viande hachée, dans les envois.
Des experts en criminologie soulignent que cette affaire met en lumière les nouveaux moyens utilisés pour contourner les mesures de sécurité en milieu pénitentiaire. Les autorités, face à ce phénomène, renforcent leurs dispositifs anti-drone, qui se sont avérés efficaces dans ce cas précis. Rien que pour cette année, plusieurs autres interpellations de dronistes ont eu lieu autour des prisons françaises, illustrant la nécessité d'une vigilance accrue.







