Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé Israël d'avoir laissé importer du grain « volé par la Russie » ces dernières semaines dans le port d’Haïfa. Cette déclaration soulève des interrogations sur les relations entre les deux pays.
« Les autorités israéliennes ne peuvent ignorer quels navires accostent dans leurs ports ni ce qu'ils transportent », a souligné Zelensky sur les réseaux sociaux, ajoutant qu'il s'agit d'une question de responsabilité pénale. L'Ukraine, souvent surnommée le grenier de l'Europe, lutte depuis quatre ans contre l'invasion russe, et ces activités d'exportation de céréales volées soulèvent des préoccupations sérieuses.
Une enquête par le quotidien israélien Haaretz révèle que plusieurs navires ont transporté ces céréales, ce qui a provoqué une vive réaction de la part de l'Ukraine. « La Russie s'approprie systématiquement des céréales sur les territoires qu'elle occupe », a poursuivi le président ukrainien, exprimant sa détermination à imposer des sanctions contre ceux qui profitent de cette situation.
L’ambassadeur d’Israël convoqué
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Israël pour discuter de cette affaire. En réponse, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré qu'aucune preuve n'avait été fournie et que cette question serait examinée.
Zelensky a ensuite insisté sur le fait que des accusations sans fondement pourraient gravement nuire aux relations bilatérales. « Nous attendons d'Israël une attitude respectueuse envers l'Ukraine », a-t-il ajouté.
Le silence du Kremlin
Pour sa part, le Kremlin a choisi de ne pas commenter cette controverse. Toutefois, le Conseil européen avait signalé en mai 2024 que des preuves d’appropriation illégale par la Russie de grandes quantités de céréales avaient été établies, accentuant une fois de plus la complexité de la situation.
Aujourd'hui, les troupes russes détiennent environ 19 % du territoire ukrainien, ce qui rend cette question encore plus pressante. Les diplomates et experts s’inquiètent d’un possible refroidissement des relations entre Israël et l’Ukraine si cette affaire n’est pas résolue rapidement.







