La députée européenne écologiste, Marie Toussaint, s'exprime sur franceinfo concernant la récente amende de 200 millions d'euros infligée à la plateforme chinoise Temu par l'Union européenne. Bien qu'elle se réjouisse de cette "première décision", elle estime que la Commission européenne aurait dû aller "plus loin".
Marie Toussaint souligne que les législations de l'UE autorisent des sanctions pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires d'une entreprise, ce qui pourrait représenter jusqu'à "3 milliards d'euros" pour Temu. Elle justifie ce montant en raison de l'"ampleur des contrefaçons, des fausses promotions et de la vente d'objets dangereux", qualifiant ces pratiques d'"insulte" aux consommateurs européens.
La députée exprime une préoccupation plus large, affirmant que l'UE devrait adopter une posture plus ferme face aux géants du e-commerce. Elle critique l'"idéologie dominante à Bruxelles", qui s'appuie sur le libre-échange, et appelle à une action plus déterminée contre les entreprises "se comportant comme des voyous". Si cette situation perdure, elle plaide pour que l'UE envisage de "fermer" les sites de vente en ligne de ces entreprises, afin de protéger les consommateurs.
Des experts en droit commercial et en protection des consommateurs ont également partagé leurs opinions. Selon un rapport de Le Monde, il est nécessaire que l'UE revoie sa réglementation pour mieux encadrer le secteur du e-commerce, surtout face à des géants comme Temu.







