Lors de son apparition sur France 5 dans l'émission “La Grande Librairie”, le 27 mai 2026, l'astronaute français Thomas Pesquet a lancé un appel mobilisateur aux “hommes biens” pour qu’ils s’engagent concrètement dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Son souhait est clair : “la moitié de l’humanité cesse d’avoir peur de l’autre”.
Avec un regard déterminé, Pesquet a questionné : “Qu’est-ce qu’on peut faire, nous les hommes, pour changer quelque chose ?”. En mettant en avant la bande dessinée de Marion Montaigne Dans la combi de Thomas Pesquet, il a choisi ce moment pour aborder une question vitale : l’ampleur alarmante des violences faites aux femmes.
Au fil des discussions avec les femmes de son entourage - amies, collègues, épouse - l’astronaute a pris conscience de l'impact des violences sexistes dans leur vie quotidienne. Harcèlements, injures, agressions, violences gynécologiques et abus médicaux… des réalités choquantes qui touchent plus de 3 millions de femmes chaque année en France, selon un rapport de la Fondation des Femmes (2023).
Avis partagé par l’expert en vie sociale, le sociologue Alain G. note que “la prise de conscience des hommes est essentielle pour créer un environnement sécurisant”. Selon Pesquet, il ne suffit plus d'être un homme bien ; il faut également passer à des actions concrètes telles que l'écoute et la validation des témoignages de femmes.
Se taire ou agir
Pesquet insiste sur l'importance de l'éducation des jeunes générations : “Il est crucial d'éduquer nos fils”. De plus, il exhorte à la lutte active contre le sexisme, par le biais de “micros actes” au quotidien. Que ce soit en dénonçant des blagues sexistes dans les transports ou en prenant la parole dans des discussions où les limites sont dépassées, chaque geste compte. Une quasi-unanimité parmi les hommes, avec près de 8 sur 10 soutenant cette position, a été rapportée par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes en 2025. “Il n’est pas suffisant de rester silencieux pour ne pas être complice de l’insécurité”, conclut Pesquet. Son message a su trouver un écho non seulement chez les femmes, mais aussi chez de nombreux hommes, montrant une volonté collective de changement.







