Israël continue de frapper le Liban et d’étendre son avancée dans le pays, faisant fi du cessez-le-feu. De leur côté, États-Unis et Iran multiplient les annonces mais sans réel accord en vue pour mettre fin à la guerre.
Dimanche 31 mai 2026, l’armée israélienne a confirmé avoir lancé « il y a quelques jours » une opération « dans la région de la crête de Beaufort et de Wadi Al-Saluki, dans le sud du Liban », dans le but d'intensifier ses attaques contre le Hezbollah pro-iranien. « Un nombre important de soldats de l’armée israélienne ont lancé des opérations offensives visant à étendre la ligne de défense avancée », a précisé l’armée, qui a également déclaré avoir « capturé » la forteresse médiévale de Beaufort.
« Quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort et en ce jour de commémoration des soldats tombés lors de la Première Guerre du Liban (1982) », a indiqué le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. « Des soldats sont de retour au sommet de Beaufort et y ont de nouveau hissé le drapeau d’Israël. »
L’armée israélienne a également ordonné l’évacuation de la zone située au sud du fleuve Libanais Zahrani, à environ 40 kilomètres de la frontière israélienne. « Tout bâtiment utilisé par le Hezbollah à des fins militaires peut devenir une cible », a alerté Avichay Adraee, porte-parole de l’armée, via un message sur Telegram.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a accusé Israël de mener une « politique de la terre brûlée », précisant que les frappes israéliennes ont causé plus de 3 371 morts et un million de déplacés depuis le début des hostilités, selon les autorités libanaises. La trêve instaurée le 17 avril a été ignorée par les deux camps.
Les négociations au point mort
Pendant ce temps, les discussions entre l’Iran et les États-Unis semblent stagner. Samedi, le président Donald Trump a annoncé sur Fox News que l'Iran s'était engagé à ne pas développer d'armes nucléaires, un point sensible de ces négociations. « La seule garantie que je dois avoir, c’est qu’il n’y aura pas d’armes nucléaires. Ils ont accepté cela », a-t-il dit avec assurance.
Selon Trump, l’Iran aurait d'abord formé des intentions douteuses mais aurait récemment assoupli ses positions. « Lentement mais sûrement, je crois que nous obtenons ce que nous voulons », a-t-il ajouté, déclarant qu'il n'était pas pressé de finaliser un accord.
La télévision d'État iranienne a, pour sa part, rapporté que le protocole d'accord discuté prévoirait un accès rapide à des fonds iraniens gelés à l'étranger, qui pourraient atteindre 123 milliards de dollars. Cependant, Trump a rappelé qu'il n’y aurait « aucun échange d’argent pour le moment ». Le dégel des avoirs iraniens représente un enjeu crucial dans ces négociations.







