La Commission européenne fait face à des accusations sérieuses, après que Teresa Anjinho, médiatrice de l'Union européenne, a révélé qu'un message d'Emmanuel Macron à Ursula von der Leyen avait été supprimé. Ce message, échangé par Signal en janvier 2024, faisait état des préoccupations françaises sur l'accord commercial avec le Mercosur.
Ce mardi, la commission a expliqué que ce message avait été effacé de manière automatique, étant donné que la fonction de "messages éphémères" était activée sur le téléphone de Von der Leyen. Cependant, dans une enquête menée par Anjinho, il reste flou si ce message a été détruit avant ou après la demande d'accès public formulée par un journaliste. La médiatrice a également mis en lumière que les délais de traitement de cette demande par le cabinet de Von der Leyen avaient tardé de 15 mois.
Un message adressant des préoccupations majeures
En raison des grèves et des mobilisations qui entourent l'accord avec le Mercosur, la France a longtemps exprimé des réserves. Par ailleurs, Anjinho considère que la réponse de l'UE à cette demande représente un cas de "mauvaise administration". Elle exhorte donc la Commission à améliorer ses procédures d'accès public afin d'éviter de telles situations à l'avenir.
"Il est impératif que tous les messages échangés entre chefs d'État ou de gouvernement, ainsi qu'avec les commissaires, soient conservés pour garantir la transparence," déclare Anjinho.
Balazs Ujvari, porte-parole de la Commission, a promis que Bruxelles examinerait les suggestions de la médiatrice avec attention et a réaffirmé l'engagement de l'institution pour la transparence dans ses échanges.
Cette affaire rappelle un précédent fâcheux où la Commission européenne a été critiquée pour le manque de transparence concernant des messages échangés entre Von der Leyen et Albert Bourla, CEO de Pfizer, durant la pandémie de Covid-19.







