Une étude récente jouée par l'institut OpinionWay révèle que 22 % des Français se tournent de plus en plus vers un régime à dominance végétale. Cette tendance se renforce particulièrement chez les jeunes consommateurs et ceux des catégories socioprofessionnelles supérieures.
Selon l’étude commandée par la fondation Make.org, la verdure prend de plus en plus de place dans nos assiettes. Parmi les répondants, 58 % se déclarent comme omnivores et 20 % s'identifieraient comme carnivores. Cependant, un chiffre marquant émerge : 22 % disent s'orienter vers un régime principalement végétal, dépassant ainsi un Français sur cinq.
Ces résultats mettent en lumière l’émergence de motivations variées. Tout d'abord, une préoccupation nutritionnelle pousse les individus à réduire leur consommation de viande. De plus, comme le souligne le gouvernement français, une telle transition peut également réduire l’empreinte carbone, incitant ainsi les Français à repenser leur alimentation.
Flexitariens, végétariens et végans
Les adeptes des régimes végétaux sont souvent plus jeunes : selon le sondage, 30 % des répondants âgés de 25 à 34 ans adoptent une alimentation végétale, contrastant avec la moyenne nationale de 22 %. Cette tendance s’observe majoritairement au sein des CSP+.
Pour comprendre ce phénomène, il est important de mentionner les trois catégories de consommateurs : les flexitariens, qui allègent leur consommation de viande, les végétariens, qui excluent toutes formes de chair animale, et les végans, qui rejettent également tout produit d'origine animale. Ce dernier groupe est souvent motivé par des convictions éthiques renforcées.
Une végétalisation des assiettes très catégorisée
Les végétariens ne représentent cependant que 5 % de la population, tandis que les végans, quant à eux, sont à peine 1 %. Ces chiffres doublent chez les jeunes et chez les CSP+, atteignant 4 % des jeunes et 4 % des habitants d'Île-de-France. Par exemple, un jeune Parisiens bien installé a plus de chances d'être végan qu'un retraité vivant dans une région rurale.
Cela montre à quel point les choix alimentaires peuvent être révélateurs de notre identité sociale et de nos valeurs individuelles.







