Selon Bill Gates, l’objectif de Jeffrey Epstein était de le contraindre à maintenir des liens avec lui, alors qu’il souhaitait s’en distancier. Lors d’une déposition devant le Congrès américain le 10 juin, Gates a évoqué une inquiétante manœuvre de chantage orchestrée par Epstein, empruntant des informations sur ses relations extraconjugales.
Gates a expliqué que le condamné pour crimes sexuels avait envisagé d’exploiter ses liaisons pour le forcer à rester dans son orbite, comme l’a rapporté ABC News. Le cofondateur de Microsoft a déclaré : "Ce n’était pas du chantage, mais les projets d’Epstein semblaient clairement aller dans cette direction."
En effet, des emails auxquels il fait référence semblent exposer une intention de manipulation, même s’aucun d’eux ne lui a été directement envoyé. Fin février, Gates avait qualifié ses anciennes relations avec Epstein d'« énorme erreur », tout en reconnaissant avoir eu des relations avec deux femmes, mais niant toute implication dans les actes criminels du financier décédé en 2019.
"Je savais qu’il avait été condamné", a affirmé Gates, reconnaissant une certaine naïveté dans sa décision de s’associer avec Epstein malgré son passé criminel. Ce témoignage relance le débat sur la moralité et les implications de leurs relations au sein de l’aristocratie financière.
La simple mention d’un individu dans les dossiers d’Epstein ne constitue pas en soi une condamnation, mais cela illustre des connexions troublantes entre le criminel et des figures publiques, qui ont souvent minimisé, voire ignoré, l’importance de leur relation avec lui. Des experts en sécurité et en éthique, interrogés par la presse, estiment que ces révélations soulignent la nécessité d’un examen rigoureux des relations socio-professionnelles dans le monde économique.







