L'ex-Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a récemment déclaré que l'équipe de France de football est une équipe "sans Français". Cette affirmation a provoqué une vague de réactions négatives à travers tout le pays, de la gauche à la droite, y compris du monde diplomatique.
Le 12 juillet, plusieurs ministres et figures politiques françaises ont qualifié ces propos de "racisme crasseux" et de "haine". Dans une tribune publiée dans El Debate, Rajoy se penche sur la performance de l'équipe française à l'approche d'une demi-finale du Mondial contre l'Espagne, affirmant que la France, malgré la qualité de son effectif, serait dépourvue de joueurs "français". Son affirmation a suscité un tollé dans l'opinion publique française.
Olivier Faure, président du Parti socialiste, n'a pas tardé à répliquer : "L'équipe de France comprend uniquement des Français. La France est une nation politique, sans couleur de peau ni religion". Ses paroles attestent d'une volonté de défendre l'identité inclusive de la nation française. Sur X, il a clairement affirmé que les accusations de Rajoy étaient infondées et reflétaient une vision archaïque de la nationalité.
De son côté, Fabien Roussel, du Parti communiste français, a ajouté : "Hier une sénatrice du Paraguay, maintenant l'ancien Premier ministre d'Espagne : leur racisme crasseux semble être une méthode pour provoquer notre équipe". Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a également réagi en dénonçant l'ignorance totale de Rajoy concernant la véritable essence du peuple français.
une haine méthodique et banalisée de la France et de ce qu'elle est
La controverse ne s'est pas limitée aux seules réactions des politiciens. Des membres du gouvernement, tels que Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, ont qualifié ces discours de "haine méthodique". Elle a également encouragé la Fédération française de football à envisager des actions judiciaires contre ces attaques répétées qui surgissent à chaque victoire des Bleus.







