Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a expressément demandé à Israël de lever l'interdiction d'accès aux ONG internationales dans la bande de Gaza. Dans une déclaration rendue publique, Guterres a exprimé sa préoccupation face à la suspension des opérations de plusieurs organisations humanitaires qui jouent un rôle crucial dans l'assistance aux populations locales. Selon son porte-parole, Stéphane Dujarric, l'absence de ces ONG pourrait gravement compromettre les avancées réalisées pendant le récent cessez-le-feu.
Les agences humanitaires, telles que Médecins Sans Frontières et Oxfam, sont vitales pour l'acheminement des denrées alimentaires et des soins médicaux nécessaires. La décision d'Israël, qui exige que les ONG fournissent une liste nominative de leur personnel pour des raisons de sécurité, risque de ralentir considérablement l'aide aux Palestiniens déjà confrontés à une situation humanitaire précaire, selon l'ONG Human Rights Watch.
« Les restrictions imposées sur l'aide humanitaire exacerbent encore plus les souffrances des civils », a déclaré un porte-parole de l'organisation, soulignant l'impact direct sur la santé et la nutrition de la population gazaouite déjà affaiblie par les conflits passés. Cette situation, qui pourrait s'étendre à la Cisjordanie, a suscité des inquiétudes parmi les responsables internationaux, qui craignent une escalade des tensions.
D'après divers rapports, la situation humanitaire à Gaza s'est détériorée ces dernières semaines avec une pénurie accrue de produits essentiels. Le front humanitaire reste fragile et toute entrave à l'aide pourrait engendrer des conséquences désastreuses pour un grand nombre de familles. Les témoignages de ceux qui vivent cette réalité sont inquiétants : « Nous dépendons entièrement de l'assistance internationale pour survivre », confie un habitant de Gaza.
Au milieu de ces tensions, le besoin d'une intervention humanitaire rapide et efficace devient d'autant plus pressant. Les critiques se multiplient concernant la décision d'Israël, qui pourrait être perçue comme une tentative de contrôle de la situation de l'aide humanitaire dans les territoires occupés. Une réunion urgente des Nations Unies est attendue pour discuter de cette crise, car le temps presse afin d'éviter un effondrement total des conditions de vie pour les Gazaouis.







