Le président américain Donald Trump a déclaré, le 12 janvier, que tous les pays commerçant avec l'Iran se verront imposer des droits de douane de 25%. Cette décision, entrée en vigueur immédiatement, s'inscrit dans le cadre des tensions croissantes entre les États-Unis et Téhéran, alors que de récentes manifestations en Iran ont entraîné la mort de plus de 600 personnes selon une ONG locale.
« Cette décision est définitive », a affirmé Trump lors de son annonce sur le réseau social Truth Social. Avec la Chine comme principal partenaire économique de l'Iran, l'impact de ces tarifs pourrait être considérable, notamment sur les relations commerciales entre Pékin et Washington.
Depuis la proclamation de la République islamique en 1979, l'Iran traverse l'une de ses plus grandes crises sociopolitiques. Les manifestations, qui ont débuté fin décembre, sont une réponse à la répression croissante des autorités. De son côté, Trump a déjà évoqué l'option militaire, signalant que les frappes aériennes restent une possibilité sur la table. Cependant, sa porte-parole, Karoline Leavitt, a précisé que la diplomatie est toujours le premier choix pour Washington.
Conditionalement reliant la situation en Iran à des intérêts stratégiques plus larges, les analystes estiment que cette décision pourrait provoquer des répercussions dans le domaine économique mondial. Selon un expert du Centre d'études internationales, « cela soulève des questions sur l'avenir du commerce international et les alliances stratégiques ». La communauté internationale observe attentivement les réactions de la Chine et d'autres pays concernés, alors que les tensions géopolitiques continuent de s'intensifier.
Le climat d'incertitude persistant dans la région pourrait également inciter d'autres nations à reconsidérer leurs relations économiques avec l'Iran. Le soutien des États-Unis envers les mouvements de contestation en Iran pourrait rencontrer une réponse de la part de Téhéran, alors que le gouvernement maintient un « ton très différent » lors des discussions privées, selon des sources diplomatiques.







