Le 5 janvier 2025, le géant alimentaire Nestlé a dû effectuer un rappel de nombreux lots de laits destinés aux nourrissons de 0 à 6 mois, provoquant une onde de choc dans le monde des consommateurs. Ce qui inquiète particulièrement, c’est que l'entreprise aurait été informée d'une contamination potentielle près d'un mois plus tôt, selon l'association de protection des consommateurs Foodwatch.
Pour retracer cette affaire, nous remontons au 9 décembre 2025, lorsque Nestlé détecte une bactérie problématique dans l'une de ses usines situées aux Pays-Bas, où sont fabriqués les laits en poudre Guigoz et Nidal. Cette bactérie est alors connue pour être responsable de graves troubles digestifs tels que vomissements et diarrhées, en particulier chez les nourrissons.
À la mi-décembre, des tests effectués dans une autre usine à Boué, dans l'Aisne, confirment la présence de cette bactérie préoccupante. Pourtant, le rappel des produits ne sera lancé que le 5 janvier, soulevant de sérieuses questions sur la réactivité de Nestlé face à une situation potentiellement dangereuse pour des bébés vulnérables. Camille Dorioz, directeur des campagnes de Foodwatch, déclare : "Il est difficile de comprendre comment Nestlé a pu attendre si longtemps avant de signaler ce problème majeur. Quand on parle de lait en poudre pour bébés, chaque minute compte."
Un délai incompréhensible
La réaction de Foodwatch ne se fait pas attendre. Dans un communiqué publié le 8 janvier, l'association critique fermement le délai de près d'un mois avant l'annonce du rappel. "C'est une preuve supplémentaire que la fiabilité de la traçabilité de Nestlé doit être sérieusement remise en question," affirment-ils. Ces révélations ont choqué de nombreux parents qui s'interrogent désormais sur la sécurité des produits destinés à leurs enfants.
Dans un souci de transparence, le PDG de Nestlé a tenté de rassurer le public en affirmant que le rappel était une simple précaution, mais de nombreux consommateurs restent sceptiques. Selon un rapport de RTL, une soixantaine de pays ont été touchés par ce rappel, illustrant l'ampleur de la situation.
L'expert en sécurité alimentaire, Dr. Jean-Pierre Verne, souligne que des rappels rapides sont cruciaux dans de telles situations. "Les entreprises doivent agir rapidement pour protéger la santé publique, surtout quand il s'agit de produits pour bébés. Un délai comme celui-ci peut avoir des conséquences graves," déclare-t-il.
Alors que la confiance dans la marque est mise à l'épreuve, certains consommateurs envisagent de se tourner vers des alternatives, renforçant la nécessité pour Nestlé de répondre aux préoccupations de sécurité et de transparence du public.







