Une commission du Congrès des États-Unis a décidé, le 21 janvier, d'amorcer une procédure judiciaire contre le couple Clinton, accusé d'entrave à la justice suite à leur refus de comparaître pour une audition liée à l'enquête sur Jeffrey Epstein. L’élu républicain James Comer, président de cette commission influente, a exprimé son indignation : « Aucun citoyen, qu'il soit ancien président ou non, n'est au-dessus de la loi ».
Le dossier doit maintenant être présenté à l'ensemble de la Chambre des représentants pour décider de la suite à donner, notamment en termes de poursuites formelles par le ministère de la Justice, dirigé par Pam Bondi, ancienne proche de Donald Trump. Si cela se concrétise, Bill et Hillary Clinton pourraient faire face à une peine maximale d'un an de prison.
Les Clintons, qui ont été invités à témoigner la semaine dernière sur leurs relations avec Epstein, ont répondu par une lettre virulente, rejetant les accusations de Comer et dénonçant ce qu'ils décrivent comme une manœuvre politique. Ils ont affirmé que l'enquête visait davantage à nuire à leur réputation qu'à établir les faits. Cette situation a suscité des réactions variées, certains considérant cela comme un acte de justice nécessaire, tandis que d'autres le perçoivent comme une attaque politique. Selon un sondage d'opinion conduit par Le Monde, une majorité des électeurs s'interrogent sur les motivations derrière ces auditions.
Alors que l'affaire prend de l'ampleur, les experts s'interrogent sur l'impact que cela pourrait avoir sur la carrière politique future de Hillary Clinton, surtout à la veille d'élections cruciales. Certains analystes, comme le commentateur politique David Axelrod, estiment que « cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur leur héritage ». Reste à voir comment le public et les institutions réagiront face à cette nouvelle tournure dans une saga déjà très médiatisée.







