Un groupe de millionnaires a récemment publié un appel fort à l'attention des dirigeants présents au Forum économique mondial de Davos, plaidant pour une augmentation de la fiscalité sur les grandes fortunes. Ils soulignent que malgré les avancées des dernières décennies, les inégalités sociales et politiques continuent de se creuser, les forçant à chercher à "reprendre notre avenir".
Dans leur déclaration, ils rappellent les transformations mondiales amorcées lors de la première rencontre du Forum il y a 55 ans, tout en dénonçant l'exacerbation des inégalités, en affirmant que "les 1 % les plus riches détiennent désormais plus que l'ensemble des 95 % restants" de la population mondiale.
La richesse extrême menace la démocratie
Ces ultra-riches affirment que leur concentration de pouvoir a un impact désastreux sur les institutions démocratiques, exacerbant la pauvreté et nuisant à l'environnement. "Même des millionnaires comme nous constatent que cette richesse extrême pèse sur les autres", écrivent-ils.
Proposant une solution simple et rapide, ils exhortent les décideurs à ne plus ignorer la problématique en déclarant : "Arrêtez de gaspiller notre temps : taxez les super riches !" Ils appellent ainsi les élus, qu'ils soient à Davos ou locaux, à mettre en œuvre cette réforme, concluant par un appel direct : "Taxez-nous. Taxez les super riches".
Ce cri du cœur souligne une préoccupation partagée par de nombreux experts, comme le sociologue Thomas Piketty, qui a longtemps mis en garde contre les dangers des inégalités croissantes. Sa recherche souligne que cette tendance entraîne des risques pour la stabilité sociale et économique. Ces millionnaires, au travers de leur message, semblent prendre conscience de leur rôle dans la répartition de la richesse et des responsabilités qu'ils en découlent.







