À l'approche des élections municipales de 2026, La France insoumise (LFI) lance un débat symbolique à Nantes. William Aucant, tête de liste à Nantes, a déclaré le 21 janvier sa volonté d'ôter la statue de Louis XVI, élevée dans la ville depuis plus de deux siècles. Ce choix fait écho à la date commémorative de l'exécution du roi, avec pour slogan : « La Nouvelle Nantes vous propose de tourner cette page », relayé sur X par le candidat.
Selon les arguments avancés par LFI, Nantes serait « l'une des dernières villes de France à conserver une statue de Louis XVI dans son espace public ». Au cœur de cette réflexion, le mouvement souligne qu'en tant que roi des Français, Louis XVI a promis fidélité à la Constitution. Néanmoins, sa tentative de rétablissement de la monarchie serait, selon LFI, une « haute trahison », qui ne devrait pas avoir sa place dans une République moderne.
Pour une recomposition de l'espace public
LFI insiste sur le fait qu'une telle représentation historique « n'a pas sa place dans l'espace public d'une République ». Toutefois, le mouvement propose de préserver la statue en la transférant dans un musée, où elle pourrait être contextualisée, tout en libérant de l'espace pour une figure plus représentative de la République, comme « Marianne ». Les Nantais seront invités à participer à cette décision, marquant ainsi une démarche démocratique dans cette transformation.
Au-delà de ce projet, LFI aspire à un audit de l'espace urbain nantais qui viserait à « féminiser l'espace public » et à « éliminer les traces des héritages coloniaux et esclavagistes ». Comme le souligne le mouvement, il s'agit non pas d'effacer l'Histoire, mais de la remettre en perspective, créant ainsi un espace public qui reflète les valeurs d’égalité et de justice. Pour réaliser ces ambitions, LFI doit d’abord convaincre les électeurs à l’élection de mars prochain.







