Lors du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a visé ses partenaires européens avec une sévérité inédite. Le président ukrainien a qualifié l'Europe de « fragmentée », « perdue » et sans « volonté politique », au moment même où les États-Unis semblent reprendre les rênes des négociations liées à la guerre en Ukraine.
Les critiques de Zelensky interviennent dans un contexte tendu, où il a également rencontré Donald Trump. Selon des sources de Le Journal du Dimanche, bien que l'échange ait été jugé « positif », il a mis en lumière les complexités des relations internationales. Zelensky a souligné qu'un accord crucial sur des garanties de sécurité pourrait émerger grâce au soutien américain.
« L’Europe discute de l’avenir, mais évite d’agir aujourd’hui »
Les dirigeants européens, de leur côté, tentent de jouer un rôle actif dans la résolution du conflit, mais Zelensky a exprimé son impatience face à leurs « querelles internes incessantes » et leur « lenteur » à agir. « Au lieu d'être une puissance ambitieuse, l'Europe se présente comme un kaléidoscope divisé, qui procrastine », a-t-il déploré.
Un expert en affaires internationales, interrogé par BFMTV, a ajouté que les critiques de Zelensky pourraient inciter une prise de conscience nécessaire pour renforcer la solidarité européenne face à ces enjeux cruciaux. « L’Europe semble souvent dans l’impuissance à persuader Washington de son importance sur la scène mondiale », a-t-il commenté.
Enfin, Zelensky a souligné que sans le soutien indéfectible des États-Unis, aucune initiative sécuritaire ne serait viable pour l'Ukraine. Des discussions trilatérales entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie sont d'ailleurs prévues cette semaine aux Émirats arabes unis, marquant une intensification des efforts diplomatiques au sein d'un contexte géopolitique complexe.







