Invité au forum économique, le gouverneur démocrate de Californie cible les dirigeants européens, qu’il accuse d’être responsables de leur propre incapacité face à Donald Trump.
Dans le cadre prestigieux de Davos, connu pour rassembler les forces vives de l'économie mondiale, Gavin Newsom se positionne comme la voix alternative de l'Amérique. Ce gouverneur de Californie, qui semble avoir des ambitions présidentielles, n’hésite pas à se présenter comme le principal rival de Donald Trump. Son sourire confiant est un reflet de ses ambitions croissantes.
Mais son message à l'attention des Européens est loin d'être flatteur. Newsom dépeint des leaders sur le déclin, à la traîne derrière Donald Trump. Il dénonce la « lâcheté » d’hommes et femmes d’État devenus, selon lui, “complices” du président américain. “C'est simple,” résume-t-il, en les exhortant à se redresser : “Bombez le torse et exprimez-vous avec force.”
Si les critiques de Newsom trouvent un écho, elles paraissent toutefois teintées d'hypocrisie. Rappelons qu'aucune institution ou contre-pouvoir n’a su s'opposer aux dérives du mouvement trumpien. Il est vrai que les citoyens américains ont souvent opté pour les promesses de Donald Trump, notamment en matière d'immigration et d'économie, plutôt que de soutenir des alternatives comme celles proposées par Newsom et son parti. Dans une relation transatlantique basée sur l’honnêteté, il est crucial de reconnaître ces dynamiques sans porter des jugements intempestifs.







