Un tribunal iranien a récemment infligé une peine de six ans d'emprisonnement à Narges Mohammadi, reconnue pour son engagement en faveur des droits humains. Selon son avocat, Mostafa Nili, cette décision a été rendue pour des charges de rassemblement et collusion visant à commettre des crimes. En outre, Mohammadi a été frappée d'une interdiction de quitter le territoire pour une durée de deux ans.
Cette militante, qui est incarcérée depuis décembre, avait également été condamnée dans une affaire distincte à un an et demi de prison pour des « activités de propagande » et à deux années d'exil dans la ville de Khosf, située dans la province du Khorassan du Sud. Les avocats de Mohammadi soulignent que les lois iraniennes stipulent que les peines ne sont pas cumulatives, ce qui signifie que ses condamnnations se chevauchent.
Dans un contexte de répression croissante des voix dissidentes, cette décision soulève de nombreuses inquiétudes. Des experts tels que le professeur de droit international, Jean-Claude Duval, mettent en avant que ces sanctions montrent une volonté des autorités iraniennes de museler toute forme d'opposition. Ils pointent du doigt la situation alarmante des droits humains en Iran, qui continue d'être dénoncée par des organisations telles qu'Amnesty International et Human Rights Watch.
Des manifestations de solidarité se sont multipliées à travers le monde après l'annonce de cette condamnation. De nombreux citoyens affirment que le combat de Narges Mohammadi pour la justice et l'égalité est un exemple de courage en ces temps difficiles. Ses partisans espèrent qu'à travers des pressions internationales, la communauté mondiale pourra influencer la libération de cette figure emblématique des droits de l'homme en Iran.







