Les répercussions de l'affaire Epstein continuent d'agiter le paysage politique britannique. Morgan McSweeney, le chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer, a annoncé sa démission ce dimanche 8 février, assumant l'entière responsabilité de la recommandation qui a conduit à la nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur des États-Unis. Cette décision a fait éclater une véritable tempête au sein du gouvernement britannique.
Dans une déclaration jointe à la BBC, McSweeney a déclaré : "Après mûre réflexion, j'ai décidé de démissionner du gouvernement. La nomination de Peter Mandelson était une erreur [...] j'assume l'entière responsabilité de ce conseil". Son départ survient dans un contexte où le gouvernement de Keir Starmer, dirigé par le Parti travailliste, fait face à une crise sans précédent, exacerbée par les nouvelles révélations sur les relations entre Mandelson et Epstein.
Le Premier ministre Starmer a exprimé sa gratitude envers McSweeney, le qualifiant de "collaborateur précieux" dans une période tumultueuse. Pourtant, ce soutien ne suffira peut-être pas à apaiser les tensions au sein de son camp, puisque certains membres du Labour remettent en question la direction de Starmer à la lumière de ces événements. Selon des commentaires recueillis par le Guardian, plusieurs observateurs politiques trouvent cette nomination inappropriée et appellent à plus de transparence dans les processus décisionnels gouvernementaux.
Les répercussions de ce scandale pourraient affecter durablement la position de Starmer sur la scène politique britannique. Alors que la pression monte, il est crucial pour le gouvernement de restaurer la confiance avec son électorat, lesté par des erreurs de jugement manifestes. Comme le souligne l'éditorial du Times, "la continuité politique ne doit pas se faire au détriment de l’intégrité morale", une leçon que le camp travailliste devra garder à l'esprit dans les mois à venir.







