Un troisième enfant est mort après avoir consommé l’un des laits infantiles rappelés ces dernières semaines, a annoncé mercredi 11 février le ministère de la Santé. Le lien de cause à effet n’est pas établi.
Les autorités sanitaires françaises font état de trois décès de nourrissons ayant ingéré des laits infantiles concernés par la récente série de rappels. Bien que le ministère de la Santé ait précisé qu'aucun lien de cause à effet n’était établi à ce jour, il insiste sur la nécessité d’une enquête approfondie. « À ce stade, aucun caractère d’imputabilité n’a été scientifiquement vérifié », avertit la direction.
En outre, 14 hospitalisations ont été signalées chez des nourrissons ayant potentiellement consommé ces laits, un chiffre en augmentation par rapport aux 11 précédents cas. Là encore, le lien n'est pas encore formellement avéré.
Ce scandale a débuté mi-décembre, à la suite du rappel massif par Nestlé de plusieurs lots de laits infantiles en raison de la présence potentielle de la toxine céréulide. D'autres entreprises comme Danone et Lactalis ont également emboîté le pas, engendrant une série de rappels à l'échelle internationale, y compris pour des acteurs plus petits sur ce marché en pleine expansion.
Action en justice
Début février, l'Union européenne a abaissé les seuils autorisés de céréulide, conduisant à de nouveaux rappels. Cette toxine peut provoquer des vomissements, parfois dangereux pour les nourrissons. Actuellement, une enquête sanitaire est en cours en France pour déterminer si les décès peuvent être reliés aux laits concernés, mais les résultats restent en attente.
Parallèlement, l’ONG Foodwatch et plusieurs familles ont déposé une plainte contre l’État et les fabricants, leur reprochant un manque de réactivité concernant les rappels et le manque d'informations transparentes auprès du public. La France fait figure d'exception en Europe, étant le seul pays à avoir enregistré des décès liés à la consommation avérée de ces laits, alors que d'autres pays comme le Royaume-Uni ont signalé de nombreuses hospitalisations, sans lien de causalité établi.







