Joseph Aoun, président du Liban, a fermement condamné les frappes israéliennes qui ont coûté la vie à douze personnes, le 21 février, dans un communiqué. Il a qualifié ces actions d'« agression flagrante » visant à nuire aux efforts diplomatiques de son pays et des nations alliées pour instaurer la paix et mettre fin aux hostilités israéliennes.
Ce bombardement tragique a laissé la plaine de la Bekaa profondément marqué, avec dix morts sur place et deux autres dans le camp de réfugiés d’Aïn El-Héloué, selon le ministère de la Santé. Des sources médiatiques, dont Le Monde, rapportent que ces frappes visaient ce que l’armée israélienne décrit comme des « centres de commandement » liés au Hezbollah et au Hamas, mais les combats ont causé des dommages collatéraux dévastateurs.
La répercussion des bombardements
Les frappes israéliennes sont devenues fréquentes au Liban, même après la déclaration d'un cessez-le-feu. L'armée israélienne justifie ces actions par la nécessité de contrecarrer la réarmement du Hezbollah. La situation est alarmante : plus de 370 victimes ont été signalées depuis le début du cessez-le-feu, selon un bilan de l’AFP.
Rami Abou Hamdane, député du Hezbollah, critique la réponse du gouvernement libanais, avertissant qu'il est temps d'agir plutôt que de rester inactif face aux agressions israéliennes. Il a appelé à la suspension des réunions entre les États-Unis, la France, le Liban, Israël et les Nations unies, attendant une cessation des attaques israéliennes.
Au milieu de ce contexte tendu, le gouvernement libanais a décidé, plus tôt cette semaine, d'accorder à l’armée une période de quatre mois pour avancer dans son plan de désarmement du Hezbollah. Cependant, les autorités israéliennes estiment que les progrès réalisés sont insuffisants, alimentant les incertitudes quant à la stabilité de la région.







