Ce vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir mené une frappe aérienne dans le Pacifique, ciblant un bateau lié à des trafiquants de drogue présumés. Cette opération a causé la mort de trois personnes, portant le total des victimes à près de 150 depuis le début de la campagne lancée il y a six mois, selon les informations diffusées par l'armée des États-Unis.
Le Commandement sud des Etats-Unis (SOUTHCOM) a justifié cette action par la nécessité d'éradiquer les réseaux de narcotrafic qui menacent la sécurité régionale. "Le 20 février, en réponse aux menaces posées par des organisations terroristes désignées, une frappe a été exécutée sur un vaisseau suspect", a indiqué l'armée via son compte Twitter, partageant également une vidéo de l'attaque.
Aucune preuve solide
Cependant, un manque de preuves concrètes concernant l'implication des navires dans des activités criminelles s'élève de plus en plus. De nombreux experts, ainsi que des représentants de l'ONU, critiquent ces frappes, les qualifiant d'exécutions extrajudiciaires. "Il est impératif que des justifications claires soient fournies pour de telles actions", a déclaré un analyste de l'ONU qui a souhaité rester anonyme.
Cette campagne militaire, qui cible principalement les cartels de drogue, soulève également des questions de légalité, suscitant des débats tant sur la scène internationale qu'au sein des États-Unis. Divers politiciens et commentateurs plaident en faveur d'un réexamen des stratégies employées par l'administration pour combattre le narcotrafic.
Un récent rapport de Sud Ouest souligne que cette stratégie pourrait avoir des conséquences imprévues sur les relations diplomatiques avec des pays voisins, notamment en Colombie qui a récemment accusé Washington de violer son espace maritime.







