Lors de son discours d'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris, le président Emmanuel Macron a salué l'existence de "pouvoirs et contre-pouvoirs" dans nos démocraties, à la suite d'une décision importante de la Cour suprême des États-Unis. Cette dernière a essentiellement déclaré illégale une partie significative des droits de douane imposés par Donald Trump, remettant en question sa politique commerciale agressive.
« Nous souhaitons continuer à exporter nos produits tout en respectant des règles équitables et éviter d'être affectés par des décisions unilatérales », a affirmé le président français en insistant sur la nécessité d'une approche conciliatrice dans le domaine commercial. Il a vigoureusement dénoncé ceux qui critiquent l'indépendance judiciaire, une référence claire aux politiciens français comme ceux du Rassemblement national ou de Reconquête, qui s’en prennent souvent au « gouvernement des juges » et à l'État de droit.
La contre-attaque de Trump
Macron a aussi évoqué la décision de la Cour suprême, soulignant que les institutions judiciaires jouent un rôle crucial : « Avoir une Cour suprême et un État de droit est essentiel même pour ceux qui estiment que les décisions judiciaires compliquent la vie politique. » Le président a ajouté que cette cour avait examiné la Constitution et conclu que les taxes douanières en question étaient non conformes.
En dépit de ce revers, Donald Trump a annoncé qu'il mettrait en place une nouvelle taxe douanière mondiale de 10 %, qui sera appliquée à partir du 24 février pour une durée de 150 jours. Ce nouveau taux toucherait aussi les pays ayant signé des accords commerciaux avec les États-Unis, comme l'Union européenne, le Japon et la Corée du Sud, qui avaient auparavant accepté un plafond de 15 % pour les surtaxes douanières.







