Le 62e Salon de l’agriculture s’est ouvert ce samedi 21 février 2026 au Parc de la Porte de Versailles, marquant un moment important pour l'agriculture française en pleine mutation.
Cette année, le salon est particulièrement spécial en raison des défis croissants auxquels l'agriculture nationale est confrontée. L'absence de vaches, conséquence d'une crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse, modifie le paysage habituel de cet événement. Ainsi, le salon, tout en accueillant des milliers de visiteurs, se voit contraint de proposer une offre différente.
En 2025, la France maintenait sa position de première puissance agricole européenne, mais des signaux inquiétants se dessinent. Le solde agricole français affiche une baisse notable, avec un excédent redescendu à 200 millions d’euros, une chute par rapport à 4,9 milliards d’euros les années précédentes. Des acteurs comme l’Espagne et la Pologne renforcent leur concurrence, et le besoin d'innovation et de soutiens accrus se fait sentir. En réponse à ces difficultés, des experts soulignent la nécessité d'une transition vers une agriculture plus résiliente et durable. Jean-Pierre Fleury, président d'une coopérative agricole, déclare : « L’avenir de nos fermes dépend de notre capacité à nous adapter aux nouvelles exigences des consommateurs et à lutter efficacement contre le changement climatique. »
Cet événement, bien qu'il ne puisse pas exhiber l'ensemble des animaux, représente néanmoins une opportunité pour les agriculteurs de partager leurs défis et d'évoluer dans un contexte dynamique et interconnecté. Le président du salon a également déclaré qu'il espère inspirer les agriculteurs à travers des initiatives innovantes et des solutions durables.
Alors que le salon se déroule, la question essentielle reste : comment la France peut-elle relever les défis qui lui sont présentés tout en conservant son statut de leader en matière d'agriculture?







