Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et candidate aux municipales parisiennes, sera auditionnée ce mardi par la commission d'enquête sur la sécurité des musées. Alors que la crise du Louvre prend de l'ampleur et que son avenir gouvernemental est en jeu, son emploi du temps électoral suscite l'attention.
Prévue pour le 24 février, cette audition à huis clos à l'Assemblée nationale permettra à Dati de s'expliquer sur sa gestion de la crise conjointe à l'institution, à la suite d'un cambriolage survenu le 19 octobre. Le président de la commission, Alexandre Portier, a précisé que cette confidentialité vise à préserver la solennité de la séance.
Dans un véritable duel avec Sébastien Lecornu, Dati s'efforce de maintenir sa place au gouvernement. La récente décision du Premier ministre de reporter un remaniement prévu témoigne de la tension qui règne autour de son maintien en poste. Euphémisme ou réalité, « elle se trouve très bien là où elle est », observe avec humour un ami proche.
Tandis que son entourage tente de minimiser les rumeurs d'un départ imminent en affirmant : « Sur les marchés, personne ne nous en parle », Matignon insiste pour rappeler à la ministre ses engagements, sans pour autant avancer de date concrète.
Emmanuel Macron semble, quant à lui, jouer la carte de la conciliation. « Ce que le Président attend, c'est qu'elle gère la crise au Louvre et qu'elle réussisse à Paris », explique un conseiller, suggérant que le calendrier de Dati pourrait influencer les décisions à venir. Le Conseil des ministres pourrait aborder la situation du Louvre, avec la possibilité d'un changement à la tête du musée.
Pourtant, même si les jours passent, Dati semble plus déterminée que jamais. Elle se compare dans ses discussions privées à Édouard Philippe, qui avait su maintenir son poste à Matignon jusqu'à son élection à la mairie du Havre. Son futur reste néanmoins incertain, tant de son côté politique que ministeriel.







