À l'approche des élections municipales de 2026, la vigilance s'impose face à la montée de la désinformation. Dans cette série d'articles, Ouest-France explore les diverses stratégies qui risquent de voir le jour pour inciter les électeurs à s'abstenir.
Les ingérences étrangères, notamment celles de puissances comme la Russie, cherchent avant tout à saper la confiance des citoyens dans le processus électoral. Un rapport de Viginum, en charge de l'analyse des manipulations numériques, souligne l'impact dévastateur de ces campagnes visant à intenter un coup aux valeurs démocratiques de notre pays.
Décrédibiliser les institutions
Un des objectifs majeurs des fausses informations est d'éroder la confiance des électeurs envers leurs institutions. Une organisation nommée BIG, basée en Azerbaïdjan, a tenté de raviver les tensions en France en relayant des contenus destinés à discréditer le gouvernement et à exacerber le mécontentement social, notamment durant les émeutes en Nouvelle-Calédonie en mai 2024. Selon des sources gouvernementales, Manuel Valls a exprimé ses préoccupations concernant ces manipulations orchestrées depuis l'étranger.
Décourager le vote par la désinformation
Un autre type de manipulation consiste à persuader les électeurs que leur vote est vain. Des accusations de fraude électorale ou la présentation erronée de machines à voter truquées alimentent ce discours. Par exemple, aux États-Unis lors de l'élection de 2020, des allégations sur des machines piratées ont circulé, bien que le système français n'ait connu des problématiques similaires qu'en des instances isolées. En effet, pour des élections se tenant dans des villes comme Brest et Rennes, ce sont des conditions spécifiques qui prévalent.
D'autres techniques comprennent la diffusion de vidéos manipulées pour faire croire à une insécurité accrue le jour du scrutin, créant un climat de peur chez les électeurs. Des vidéos qui ont circulé récemment prétendaient que des véhicules brûlaient dans les rues de Paris, le tout relayé par de faux comptes sur les réseaux sociaux.
Des experts notent que ces fausses informations forment une menace palpable pour la participation électorale, car elles induisent une paralysie civique. "Il est essentiel que les citoyens soient conscients de ces manipulations pour préserver la démocratie,"> déclare un analyste des médias.
En conséquence, toute personne craignant d'être victime de désinformation devrait vérifier l'authenticité des contenus rencontrés en ligne, y compris ceux prétendument publiés par Ouest-France. En cas de doute, il est conseillé d'envoyer un email à ouest-france.vous.repond@ouest-france.fr.
Conclusion : À l'aube de ces élections, se rendre aux urnes reste un acte essentiel, et chaque citoyen a son rôle à jouer en éclairant ses pairs sur les dangers de la désinformation.







