Dans le secteur nord de Toulouse, des fissures frappent de nombreuses maisons, révélant le problème du retrait-gonflement des argiles. Ce phénomène, aggravé par l'alternance de sécheresses sévères et de pluies torrentielles, affecte de nombreuses familles. À Bouloc et Mirepoix-sur-Tarn, des habitants constatent une dégradation inquiétante de leurs façades et fondations, sans aucune indemnisation due à l'absence de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle.
Le 17 février 2026, le député Jean-François Portarrieu a une nouvelle fois interpellé le gouvernement devant l'Assemblée nationale. Il lutte depuis plusieurs années pour que les communes, exclues des arrêtés de catastrophe naturelle, soient reconnues comme telles, surtout après les décisions prises le 20 mai 2025, qui reposent sur des critères jugés inadaptés. Ces mouvements de sols nuisent non seulement aux habitations, mais touchent aussi le patrimoine local. À Mirepoix-sur-Tarn, le château de Bourgarels et plusieurs bâtiments communaux, y compris des églises, montrent des signes préoccupants de fissuration.
Pour Portarrieu, il est inadmissible que des familles essaient de porter seules le poids de frais souvent astronomiques. Il demande une révision urgente des critères d’indemnisation afin que les communes du nord toulousain soient traitées sur un pied d'égalité. "Tant que des habitants seront laissés sans solution, je continuerai à porter ce combat. Le Nord toulousain mérite des réponses claires, justes et en phase avec la réalité du terrain," a-t-il affirmé avec conviction. Ce problème ne semble pas s'arrêter de sitôt, et les habitants de la région espèrent des mesures concrètes rapidement.







