Vendredi 20 mars, Téhéran a exprimé sa volonté d'accompagner les navires japonais à travers le détroit d'Ormuz, un passage clé au cœur des conflits actuels au Moyen-Orient.
L'Iran a affirmé qu'il était prêt à garantir un passage sûr pour les navires japonais dans le détroit d'Ormuz. "Le détroit est ouvert", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, dans un entretien avec l'agence japonaise Kyodo News. Il a tenu à préciser que la seule exception serait pour les pays qui attaquent l'Iran.
La marine iranienne a récemment escorté un pétrolier indien dans ce passage stratégique, comme l'a rapporté Bloomberg. Les dernières statistiques montrent que, avant le début des hostilités, une moyenne de 138 navires traversaient ce détroit chaque jour, tandis qu'en mars, seulement 99 navires y ont été enregistrés, soit une baisse marquée des échanges maritimes.
Malgré cette annonce, les tensions persistent dans la région. Le commandement militaire iranien a averti, dans une déclaration le 21 mars, qu'il pourrait cibler la ville de Ras el Khaïmah, aux Émirats arabes unis, en réponse à de nouvelles attaques contre les îles iraniennes d'Abou-Mouss et de Grande Tunb, toujours revendiquées par Abu Dhabi.
Les États-Unis allègent temporairement certaines sanctions sur le pétrole iranien
Pour contrer l'augmentation des prix du pétrole, les États-Unis ont décidé d'autoriser la vente de pétrole iranien qui se trouve déjà sur des navires au 20 mars, ce qui représente une levée partielle des sanctions, en vigueur jusqu'au 19 avril.
Scott Bessent, ministre américain des Finances, a expliqué sur X que cette mesure est limitée et ne concerne que le pétrole déjà en mer, excluant tout nouveau commerce ou production.
En parallèle, les actions militaires contre Téhéran continuent. Le 21 mars, l'agence Tasnim a rapporté que les États-Unis avaient lancé une attaque contre l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, sans qu'aucun incident radioactive ne soit signalé.
L'armée israélienne intensifie ses frappes sur Beyrouth
Tsahal a intensifié ses frappes sur Beyrouth le 21 mars, ordonnant l'évacuation des zones environnantes. Le Hezbollah a déclaré avoir riposté en attaquant des positions israéliennes au Liban, utilisant des roquettes pour franchir la frontière.
Les pays voisins, dont l'Arabie saoudite, l'Égypte et le Koweït, ont condamné ces frappes, tandis que la Syrie évoque des "prétextes trompeurs" pour justifier ces actions. Israël, quant à lui, évoque une riposte à des attaques contre sa population.
Les hostilités ont également repris entre l'Iran et Israël, Téhéran prétendant avoir ciblé la base américano-britannique de Diego Garcia, selon le Wall Street Journal. Des attaques de drones ont été signalées depuis le Koweït, tandis qu'une opération similaire a eu lieu à Bagdad le 21 mars.







