Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, tire la sonnette d'alarme sur RTL concernant l'éventualité d'une hausse du prix du gaz, puisque la France en dépend fortement.
Après le carburant, focalisons-nous sur le gaz. En effet, au fil des semaines de conflit au Moyen-Orient, l'économie mondiale commence à en ressentir les impacts. Les prix des carburants ont déjà connu une forte augmentation, atteignant plus de 2 euros le litre de gazole en France le 20 mars dernier.
Cependant, le prix du gaz pourrait également être touché. La France, qui importe 96% de son gaz, est particulièrement vulnérable, souligne Patrice Geoffron.
"La situation est très préoccupante", affirme-t-il, évoquant les répercussions du blocage du détroit d'Ormuz, par où passent 20% des hydrocarbures mondiaux. Plusieurs installations pétrolières et gazières ont été ciblées au Moyen-Orient, rendant leur remise en service complexe et longue. Geoffron prévoit des impacts significatifs allant bien au-delà de la seule réouverture de ce détroit crucial.
Un impact sur le long terme
La complexité du transport du gaz joue également en faveur de cette inquiétude. À l'opposé du pétrole, le gaz naturel requiert d'être liquéfié à -160°C, ce qui rend les opérations de transport beaucoup plus délicates. Avec l'interruption de la production au Qatar à cause du conflit, les experts estiment que la situation pourrait se détériorer encore davantage. Ce contexte additif renforce l'idée que la flambée des prix du gaz n'est pas seulement une hypothèse, mais une réalité qui se dessine à l'horizon.







