Sur fond de tensions avec l’Iran, Israël a fermé les lieux saints de Jérusalem-Est, invoquant des raisons de sécurité, y compris pour le dimanche des Rameaux.
Le 29 mars 2026, la police israélienne a empêché le patriarche latin de Jérusalem et le père de l’Église du Saint-Sépulcre d’accéder à l’église pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, selon un communiqué du Patriarcat latin. « Tous deux ont été arrêtés alors qu’ils se déplaçaient à titre privé et ont été contraints de faire demi-tour ».
« C’est la première fois depuis des siècles que les chefs de l’Église se voient refuser l’accès pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux à l’église du Saint-Sépulcre », poursuit le communiqué. La police israélienne a justifié sa décision en qualifiant la vieille ville de Jérusalem d’« zone complexe », estimant que l’accès rapide aux secours en cas d’attaque en serait compromis.
En conséquence, le patriarche latin, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a dû célébrer la messe dans l’église de Toutes-les-Nations, après l’annulation de la procession traditionnelle depuis le mont des Oliviers.
Les leaders européens ont vivement réagi, avec Emmanuel Macron déclarant : « Je condamne fermement cette décision de la police israélienne, qui s’ajoute aux violations préoccupantes du statut des Lieux Saints de Jérusalem ». Il a souligné l'importance de garantir la liberté de culte pour toutes les religions.
« Une atteinte au libre exercice du culte »
Pour Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien, il s'agit « d’une offense aux croyants ». De son côté, Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol, a dénoncé cette mesure comme « une attaque injustifiée à la liberté religieuse ». Il a appelé Israël à respecter la diversité des croyances et le droit international, arguant que sans tolérance, la coexistence est impossible.
En fin de journée, Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, a réitéré que la décision était motivée par des préoccupations de sécurité : « Hier, la police de Jérusalem a empêché le patriarche latin de célébrer la messe pour des raisons de sécurité, sans intention malveillante ».







