Cette semaine, le gouvernement avait initialement opté pour le statu quo concernant le travail le 1er mai. Toutefois, le Premier ministre Sébastien Lecornu a laissé entrevoir de nouvelles possibilités pour que les boulangers puissent légalement employer leurs employés lors de ce jour férié, et cela dès cette année.
S'agit-il d'un changement de cap ? En réponse à une question du sénateur centriste Hervé Marseille, Sébastien Lecornu a annoncé qu'une "solution" serait envisagée pour les artisans boulangers. Ces derniers pourraient donc avoir l'opportunité d'ouvrir leurs portes en toute légalité le 1er mai. "Nous miserons sur une approche négociée, sécurisante et pragmatique", a-t-il déclaré lors d'une séance de questions au gouvernement, le 15 avril.
"Il nous faudra choisir entre élargir les exceptions au 1er mai, ce qui nécessiterait des négociations sectorielles longues, ou bien se concentrer sur les boulangers artisanaux afin de sécuriser juridiquement la convention collective", a précisé Lecornu.
L'exécutif pourrait agir rapidement
D'après Franceinfo, le gouvernement envisage d'adopter rapidement une législation pour permettre aux boulangeries d'ouvrir dès le 1er mai prochain. Le Premier ministre doit rencontrer des représentants de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française à Matignon cet après-midi.
Il est à noter que le gouvernement a récemment reculé sur une proposition de loi visant à permettre le travail le 1er mai, soutenue par Renaissance, des partis de droite et extrême droite, mais rejetée par la gauche. Face aux critiques des syndicats, Jean-Pierre Farandou a constaté la nécessité de ne pas convoquer la commission mixte paritaire, qui aurait dû établir un compromis législatif urgent. "Le 1er mai ne doit pas être perçu comme un jour ordinaire. C'est la journée dédiée aux travailleurs", a exprimé le ministre du Travail.







