Alors que des mouvements d'extrême droite se multiplient à travers l'Europe, les progressistes du monde entier se sont réunis à Barcelone ce week-end pour un forum intitulé “En défense de la démocratie”. L'événement a attiré des figures majeures comme Lula, Claudia Sheinbaum, Gustavo Petro, ainsi que Cyril Ramaphosa, rassemblant environ 6 000 participants dans l'objectif de revitaliser le mouvement progressiste. Politico Europe fait allusion à un “meeting anti-Trump”, bien que l'ancien président américain n'ait pas été explicitement mentionné par les intervenants.
Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a reçu les honneurs locaux, avec “la gauche internationale consacrant Sánchez”, selon le quotidien El País. L'événement se voulait un moment fort pour le socialisme, dans une ville où le pouvoir politique est majoritairement détenu par le Parti socialiste. “C'est l'endroit idéal pour ce rassemblement”, indique El País, soulignant le rôle clé de Barcelone dans la lutte pour la démocratie.
Pedro Sánchez a affirmé : “Nous allons tordre le bras de ceux qui se pensent complètement intouchables”, en référence à des multinationales et des milliardaires, soulignant que le progressisme ne doit pas servir les élites. Sa déclaration s'inscrit dans un contexte où les leaders du monde entier s'inquiètent de la montée de l'autoritarisme.
Les discussions ont également abordé des questions critiques, telles que la situation à Cuba. Excelsior rapporte que le Brésil, l'Espagne, et le Mexique ont exprimé leurs préoccupations pour l'île, pleurant sur le sort des Cubains et se promettant une réponse humanitaire coordonnée.
Lors de ce forum, Gabriel Boric, ancien président chilien, a mis en garde contre l'affaiblissement du multilatéralisme et a plaidé pour la nomination de Michelle Bachelet comme nouvelle secrétaire générale des Nations Unies. La Tercera a cité ses paroles, soulignant la nécessité d'une réforme des Nations Unies pour la rendre plus pertinente et respectée.
Parallèlement, l'opposante vénézuélienne María Corina Machado, qui s'est exprimée à Madrid, a refusé de rencontrer Pedro Sánchez, préférant échanger avec des partis d'extrême droite comme le Parti Populaire et Vox. Elle a justifié son choix en affirmant que ce rassemblement prouvait bien que des discussions avec le premier ministre espagnol n'étaient pas opportunes.







