Lors d'une récente intervention sur BFMTV-RMC, Gérard Larcher, président du Sénat, a exprimé ses préoccupations concernant les finances de l'État français. Selon lui, la montée de l'endettement constitue un frein majeur, entravant ainsi la capacité du gouvernement à atténuer les crises économiques et sociales. Il a évoqué le lien entre cette situation financière et la hausse continue des prix des carburants, exacerbée par des conflits au Moyen-Orient.
Face à cette flambée des prix, le gouvernement a prévu d'apporter une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs" et de renforcer le soutien aux agriculteurs et pêcheurs, visant à stabiliser la croissance du pays. Cependant, Larcher ne cache pas son scepticisme, arguant que des choix budgétaires doivent être pris en amont.
"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et faire face", a-t-il affirmé avec insistance.
Un bilan lourd de conséquences
Pour Larcher, la situation actuelle est le reflet des erreurs de gestion accumulées ces dix dernières années. Il insiste sur la nécessité d'une réduction immédiate du budget, évoquant un montant de 6 milliards d'euros à supprimer : "La réduction de la dépense publique est incontournable d'ici toute considération d'un soutien supplémentaire", a-t-il souligné. D'après son analyse, la France subit actuellement le poids de décisions prises sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron.
"C'est le bilan des deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Nous payons aujourd'hui les conséquences des non-choix", a-t-il conclu.
Ce constat soulève des questions plus larges sur la viabilité économique du pays. Alors que le gouvernement tente de passer à travers cette tempête, les sujets de la dette et des priorités budgétaires restent au cœur du débat public.







