Gabriel Attal face à Édouard Philippe et Bruno Retailleau : l'union des droites pour 2027 ?

Gabriel Attal, candidat de Renaissance, lutte pour rassembler droite et centre en vue de 2027.
Gabriel Attal face à Édouard Philippe et Bruno Retailleau : l'union des droites pour 2027 ?
Gabriel Attal, président du groupe parlementaire Ensemble Pour la République, se rend à l'Élysée pour une réunion avec le président français concernant les discussions sur la nomination d'un nouveau Premier ministre, à Paris, le 10 octobre 20
Ce mardi, le conseil national de Renaissance a désigné Gabriel Attal comme le candidat potentiel pour la présidentielle de 2027. Sa candidature, cependant, peine à prendre son envol, acculée entre Édouard Philippe et Bruno Retailleau.

Avec un parcours oscillant entre silence stratégique et présence remarquée dans les médias, Gabriel Attal, ancien Premier ministre, s'apprête à plonger dans l'arène présidentielle. Ce mouvement a été officialisé lors du conseil national de Renaissance, où une motion a été adoptée pour encourager sa candidature.

Un vote formel des militants pourrait suivre, garantissant son entrée dans la compétition. "C'est une évidence", déclare un député proche, enthousiaste à propos de son potentiel.

L'élan et les doutes

Cependant, le contexte n'est pas des plus cléments. Après avoir présenté son premier ouvrage, Gabriel Attal n'engrange que 11,5 % d'intentions de vote selon un sondage Elabe pour BFMTV. Un proche se montre optimiste : "Il va monter en puissance dans sa relation avec les Français, c’est maintenant que ça se joue".

Son charme semble intact auprès des Français, le plaçant comme la quatrième personnalité politique la plus prisée, selon une étude d'Elabe pour Les Échos.

Pourtant, des tensions internes se dessinent. Élisabeth Borne, son prédécesseur, a récemment quitté le bureau exécutif en raison de désaccords avec Attal sur la direction du parti, le qualifiant d'agenda plus axé sur la communication que sur la politique.

"Ce n'est jamais l'idéal quand quelqu'un s'en va, mais son poids politique est limité et je ne suis pas sûr que ça bouleverse les choses", affirme un élu macroniste.

Unité contestée

Malgré un soutien significatif, Attal fait face à des critiques concernant son manque de consensus au sein du parti. "Si vous ne rassemblez pas votre camp, c'est compliqué de convaincre les Français", tacle l'ancien ministre Jean-Baptiste Moreau, soulignant une fracture à l'intérieur même de Renaissance.

Pour tenter de combler ces divisions, un "comité de liaison" a été mis en place. Ce groupe collaboratif réunissant des représentants de Renaissance, Horizons et du Modem est censé faciliter les échanges pendant la campagne. Xavier Iacovelli, membre de la direction de Renaissance, reste optimiste : "Personne n'est suicidaire dans le bloc central, on saura se réunir si besoin".

La compétition devient encore plus féroce avec l'entrée de Bruno Retailleau dans la course. Ce dernier, président des Républicains, ne fait pas d'éclats, mais critique régulièrement le bilan d'Emmanuel Macron, ce qui complique les enjeux pour Attal.

"Nous n'avons pas les mêmes idées que lui. Notre enjeu est de défendre nos propositions", rétorque la députée Renaissance Prisca Thévenot.

Vers une compétition acharnée

Les prochains mois seront cruciaux pour ces trois figures politiques. Chacun s'apprête à présenter sa vision lors de grands rassemblements, avec une intensification des meetings prévue.

Alors que l'épreuve se rapproche, les alliances et rivalités se précisent. "Un an, c'est à la fois très court et très long", ironise Philippe, en plaidant pour une stratégie d'unité plutôt qu'une division des voix au sein de la droite.

"Édouard Philippe et Gabriel Attal sont en lutte contre les extrêmes. Aucun des deux ne prendra le risque que LFI ou le RN emportent la mise", souligne la députée Renaissance Prisca Thevenot.

Gardant toujours un œil sur la présidentielle, Gabriel Attal sait que l'heure des choix approche. La nécessité de rassembler pour éviter la période électorale de désunion pourrait bientôt devenir primordiale.

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