Les enquêteurs viennent de confirmer une information cruciale : les assassins de Mehdi Kessaci, abattu en novembre dernier à Marseille, ont commis une erreur fatale en ciblant le mauvais individu. Leur véritable objectif était son frère, Amine Kessaci, fort de son engagement contre le narcotrafic. Cette révélation vient d'être rapportée par Le Monde, corroborée par des sources proches du dossier.
Le 13 novembre 2022, les tueurs visaient initialement Amine Kessaci, un militant écologiste récemment élu conseiller municipal à Marseille. Amine a toujours affirmé que le meurtre de son frère était un attentat ciblant sa propre personne. Les enquêteurs partagent désormais cette conviction.
Une erreur causée par un numéro de téléphone
Selon les informations diffusées, l'erreur de cible découle d'un numéro de téléphone attribué à Amine Kessaci, mais qui était effectivement utilisé par son jeune frère Mehdi. Ce numéro avait été fourni à la cellule des exécutants, dont les commanditaires restent anonymes pour l'heure. Les autorités suspectent l'implication de la DZ Mafia dans cet acte de violence. Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, a été abattu en pleine rue, un acte qui a profondément choqué la société française et incité à des manifestations à travers le pays, notamment une marche à Marseille rassemblant des milliers de participants, incluant de nombreux élus.
Dix interpellations pour élucider l'affaire
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié ce meurtre d'« acte d'intimidation » décrivant la situation comme un " véritable point de bascule". Cette réaction a été soutenue par l'ensemble de l'exécutif, y compris le président Emmanuel Macron.
Quatre mois après l'assassinat, les forces de l’ordre ont interpellé dix suspects, dont huit hommes et deux femmes, par le biais d'opérations en cours dans la région marseillaise et dans l'Hérault. Ces individus sont suspectés d'avoir joué un rôle logistique dans la planification de ce crime. Le dossier est désormais pris en charge par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), récemment créé pour traiter ces affaires complexes.







