Le vice-président du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu, a récemment commenté la candidature de Gabriel Attal à la présidentielle, annonçant qu'il serait une figure éphémère derrière Édouard Philippe. "Il est en position de candidat jusqu'à l'automne, mais ensuite, il s'effacera pour laisser place à Philippe", a-t-il déclaré sur France 2.
Une performance contestée
Chenu n’a pas tari d'éloges pour le précédent mandat d'Attal, le qualifiant de "très mauvais Premier ministre" et pointant un bilan en matière de gestion des déficits. "Les Français sont lassés par cette équipe macroniste qu'ils souhaitent voir partir", a-t-il affirmé, en insistant sur la nécessité d'un changement politique à l'approche des élections.
Gabriel Attal, qui a annoncé sa candidature le 22 mai, pourrait voir son statut de leader contesté par Édouard Philippe. Les deux hommes, considérés comme les héritiers d'Emmanuel Macron, pourraient choisir de s'allier en vue du scrutin de 2027, surtout face aux dernières tendances montrant le RN en tête des sondages.
Ce scénario a été corroboré par plusieurs experts politiques, qui soulignent la dynamique de concurrence au sein des rangs des centristes et des modérés, alors que le RN continue de grimper dans l'opinion publique. Selon une analyse de Le Monde, "la lutte interne pourrait profiter à un candidat unique contre le Rassemblement national, qui semble bien placé pour capitaliser sur le mécontentement ambiant".







