Charlotte Parmentier-Lecocq, ancienne ministre et députée Horizons du Nord, a partagé son avis sur l'abrogation récente du Code noir lors de son intervention sur franceinfo.
Le vote unanime de l'Assemblée nationale, qui a vu 250 députés se prononcer en faveur de cette abrogation, marque un tournant symbolique. « C'est réellement rare de voir une telle unanimité, un moment de réaffirmation de nos valeurs républicaines », a-t-elle insisté, soulignant son attachement personnel à cette question en tant que native de Guadeloupe.
Commentant le sens de ce vote, elle a rappelé que ce code, hérité de Louis XIV, avait perduré après l’abolition de l’esclavage, codifiant ainsi les pratiques esclavagistes dans les colonies françaises. Cette abrogation constitue donc une volonté manifeste de rompre complètement avec un héritage douloureux, qui continue d’affecter les populations descendantes des esclaves.
Des députés, particulièrement ceux des outre-mer, évoquent désormais la nécessité d’un débat sur les réparations. Un rapport sur les séquelles de l'esclavage dans ces territoires a également été discuté, un point que Parmentier-Lecocq considère crucial. « Il est fondamental de conserver ces discussions ouvertes, d’affronter cette histoire avec sincérité », dit-elle.
Elle souligne l’urgence de ne pas faire l’impasse sur ces réflexions, en rappelant les marques laissées par ce passé sur les générations actuelles. « Les symboles ont leur importance », a-t-elle affirmé, en appelant à une commémoration active et à l’éducation sur l’histoire de l’esclavage.
En parallèle, une autre préoccupation a émergé au sujet de la canicule précoce actuelle. Le gouvernement est pointé du doigt pour son manque de réactivité face à cette situation, mais Parmentier-Lecocq défend une approche proactive. « Nous avons des protocoles en place, et les services de l'État sont bien préparés », affirme-t-elle, tout en insistant sur la nécessité d’une sensibilisation continue aux risques liés à la chaleur.
Ses commentaires portent également sur les défis liés à la transition écologique, avec un besoin clairement exprimé pour davantage d’investissements. « Nous devons être vigilants face aux aléas climatiques et adaptés nos structures », dit-elle, plaidant pour une mobilisation des ressources face à cette crise grandissante.
En ce qui concerne le logement et le bâti scolaire, elle accepte qu'il y ait des lacunes dans le financement, mais elle insiste sur le fait que des progrès ont été réalisés. « Il est impératif d’investir dans des solutions durables », conclut-elle, évoquant la nécessité d’innover pour un avenir résilient.







