« Ce n’est pas une responsabilité individuelle qu’il faut pointer, c’est une responsabilité d’abord et avant tout politique », a déclaré Mathilde Panot, cheffe des députés de La France Insoumise, en réponse à la tragédie de la collégienne Lyhanna. Sur LCI, elle a demandé la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, mettant en avant sa « responsabilité politique » dans cette affaire tragique.
« Il doit démissionner », a-t-elle affirmé, en dénonçant sa politique de réduction des ressources judiciaires, qu'elle qualifie de « clochardisation de la justice ». Malgré ses critiques, elle a souligné que son départ ne changera pas les politiques de fond, mais qu'il enverrait un signal fort sur la nécessité de réformes dans le système judiciaire.
Darmanin a offert des excuses vendredi dernier, regrettant que l'institution judiciaire n'ait pas su protéger Lyhanna, dont le corps a été retrouvé dans le Gers. Il a proposé que des sanctions soient prises s'il est prouvé qu'il y a eu des fautes professionnelles dans le cadre de l’enquête.
La profondeur du problème a été soulignée par des experts, en particulier ceux du secteur de la justice. Selon Antoine Verger, magistrat et ancien membre d’un syndicat de la magistrature, « les alertes lancées par les professionnels de la protection de l’enfance et de la justice depuis des années doivent être entendues pour éviter d’autres tragédies similaires ». Ces déclarations mettent en lumière un système en crise et soulignent la nécessité d'une refonte des mécanismes de protection des plus vulnérables.
En écho à ces préoccupations, une marche blanche en hommage à Lyhanna est prévue ce dimanche à Fleurance, où environ 5 000 personnes sont attendues pour témoigner leur soutien à sa famille. Cet événement représente une pression supplémentaire sur le gouvernement pour agir et montrer son engagement envers la justice.
Les déclarations de Mathilde Panot ont également suscité des réactions au sein de l’opinion publique. De nombreux citoyens estiment que des changements significatifs doivent être apportés pour garantir la sécurité des enfants en France. La gravité de cette affaire pourrait bien représenter un moment décisif dans le débat public autour de la justice et de la sécurité des mineurs.







