Ce jeudi 4 juin 2026, l’Insee a publié un rapport approfondi sur les flux migratoires en France, révélant des données cruciales sur l'immigration sur le territoire. En parallèle d'un recul des entrées de population immigrée en 2024, le rapport met aussi en avant la qualification croissante des nouveaux arrivants.
Ce rapport, basé sur les données de recensement jusqu'en 2024 et des estimations pour 2025, intervient à un moment stratégique à moins d'un an des élections présidentielles de 2027, où la question migratoire est l'une des préoccupations majeures des électeurs, comme le souligne la France 24.
Une baisse significative des entrées sur le territoire en 2024
D'après l'Insee, 313 000 immigrés (personnes nées étrangères et vivant à l'étranger) ont été recensés en 2024. Ce chiffre représente une diminution de 10 % par rapport à 2023, et de 16 % par rapport à 2022, atteignant un niveau comparable à celui de 2019.
Cette baisse des flux est attribuée en partie à la normalisation de la situation après des fluctuations significatives causées par la crise sanitaire et la guerre en Ukraine. Le nombre de réfugiés ukrainiens, par exemple, est tombé de 46 200 en 2022 à 5 800 en 2024.
Un profil d'entrants jeune et majoritairement diplômé
Les entrants de 2024 se distinguent par leur jeunesse, avec une majorité âgée entre 19 et 36 ans, et un niveau d'éducation supérieur : 51 % d'entre eux détiennent un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 34 % pour l’ensemble de la population de même tranche d'âge.
Les statistiques révèlent également que 46 % des nouveaux arrivants proviennent d'Afrique, 27 % d'Europe, et 18 % d'Asie. En termes d'emploi ou d'études, 73 % des Européens et 50 % des Africains se situent dans ces catégories.
Un solde migratoire au plus haut et une part d’immigrés en hausse
Malgré le déclin des entrées en 2024, le solde migratoire de 2022 a atteint +271 000 personnes, avec +348 000 immigrés et -78 000 nationaux. Ce chiffre est le plus élevé depuis 1962, rapportant une dynamique contrastée.
En conséquence, avec un taux de natalité en déclin, la proportion d’immigrés dans la population totale a grimpé à 11,6 % en 2025, soit environ 7,97 millions de personnes, comparé à 7,3 % en 1999. L'Insee précise que ce changement est également le fruit de l'utilisation de questionnaires numériques qui ont favorisé un meilleur taux de réponse parmi les ménages immigrés.







