Les paquebots de croisière, autrefois critiqués pour leur impact environnemental, sont de nouveau les bienvenus à Bordeaux et Nice. Les nouvelles équipes municipales mettent en avant leur rôle crucial dans le tourisme local.
En Gironde, l'ancien maire écologiste, Pierre Hurmic, avait envisagé de déplacer l'accueil de ces grands navires vers des zones moins centrales, afin de limiter leur impact esthétique et environnemental. Son successeur, Thomas Cazenave (Renaissance), prend le contre-pied de cette approche. L'adjoint au tourisme, Fabien Robert, a confirmé à l'AFP qu'il n'était pas question de déplacer l'amarrage des paquebots, invoquant des raisons économiques considérables.
Robert a souligné que le tourisme fluvial et maritime génère plus de 50 millions d'euros par an pour Bordeaux et la Gironde. Selon une étude de la chambre de commerce et d'industrie, les croisiéristes ont dépensé environ 1,5 million d'euros lors de leurs 49 escales l'année dernière, un chiffre qui reste en débat parmi les acteurs économiques.
Le nouvel adjoint balaye aussi les inquiétudes environnementales. D'après plusieurs études, dont celles de l'observatoire Atmo Nouvelle-Aquitaine, la pollution engendrée par ces paquebots est jugée dérisoire comparée à celle causée par la circulation automobile.
À Nice, la situation est similaire. Le maire Eric Ciotti (UDR-RN) a revu la politique de son prédécesseur Christian Estrosi, qui avait mis en œuvre des restrictions au nombre de croisiéristes pour des raisons de préservation environnementale. Le tribunal administratif a toutefois suspendu ces limitations, permettant ainsi un retour aux escales.
Ciotti a rapidement endossé un plan de régulation qui favorise l'activité économique dans un contexte où l'engouement pour les croisières est resté fort, même face à des crises internationales.
Le géant des croisières TUI a enregistré des réservations stables, et le marché français a vu une croissance de 4,5 % par rapport à l'année précédente. D'après le président de Croisieres.fr, il y a même eu une augmentation significative de 30 à 40 % des réservations en avril.
Les compagnies maintiennent leurs prix en utilisant des contrats de fourniture de carburant à long terme, évitant ainsi de répercuter la hausse des coûts sur le consommateur, souligne TUI.







