Le 25 juin, la Cour suprême des États-Unis a rendu un verdict significatif pour la politique migratoire de Donald Trump, approuvant deux règlements phares. Dans un premier jugement, la majorité conservatrice de la Cour a imposé une politique de 'contingentement' des demandes d'asile, permettant ainsi aux autorités de refouler un grand nombre de migrants à la frontière avec le Mexique. Cette règle a été initialement établie sous l'administration Obama, puis prolongée par Trump avant d'être annulée par Joe Biden, comme le souligne le site Politico.

Le juge Samuel Alito a déclaré que la loi ne contraint pas les responsables américains à examiner les demandes d'asile des migrants qui sont restés au Mexique. 'Un étranger en territoire mexicain ne fait pas sa demande d'asile sur le sol américain', a-t-il écrit dans son arrêt. Ce jugement annule ainsi les décisions des tribunaux inférieurs, qui avaient interprété la loi en faveur des demandeurs d'asile, indique Politico.

Sur ce même sujet, la juge Sonia Sotomayor a exprimé son mécontentement en rappelant que la majorité semblait obéir à une interprétation rigide de la loi, réduisant son application à un simple mot : 'dans', et affirmant que l'arrivée d'un individu ne devait pas être restreinte par les détails géographiques de sa position physique.

En examinant la deuxième décision, Le New York Times rapporte que la Cour a également approuvé la révocation du statut de protection temporaire (TPS), un programme humanitaire qui aide les ressortissants de pays en désastre. Cette décision impacte 350 000 Haïtiens et 6 100 Syriens, entre autres. La juge Elena Kagan a argumenté contre cette décision, citant les remarques controversées de Trump sur les Haïtiens comme preuve d'une motivation raciste, ce que la majorité judiciaire a nié.

De son côté, CNN a rapporté une atmosphère tendue durant les audiences, avec Sotomayor évoquant des répercussions tragiques, y compris la référence au paquebot MS St. Louis de 1939, refoulé avec des réfugiés juifs en quête de sécurité. Le juge Alito aurait répondu durant la lecture de sa dissidence, une brèche rare dans le protocole judiciaire.

En parallèle, une troisième décision a concerné la régulation des armes à feu. La Cour a déterminé qu’Hawaï ne pourrait pas imposer aux propriétaires d'armes d'obtenir le consentement des propriétaires locaux avant de pénétrer sur leurs terres avec des armes. Cela touche directement des législations similaires en Californie, au Maryland, au New Jersey et à New York, surnommées 'lois des vampires' par NPR.

Ces décisions prolongent les litigations issues d’un jugement clé de 2022 sur les droits des détenteurs d'armes, compliquant le paysage juridique et ouvrant la voie à de nombreuses contestations.