Avec trois lourdes défaites au compteur et une différence de buts de -10, la Tunisie quitte l'Amérique avec l'un des pires bilans de l'histoire de la Coupe du monde. Le changement d'entraîneur, Sabri Lamouchi remplacé par Hervé Renard, n'aura pas suffi.
Déjà éliminée avant la rencontre, la Tunisie a enregistré sa troisième défaite consécutive le 25 juin en s'inclinant face aux Pays-Bas (1-3) à Kansas City. Après avoir subi des corrections face à la Suède (1-5) et au Japon (0-4), l'équipe quitte le tournoi sans le moindre point, affichant un bilan inquiétant avec une différence de buts de -10.
Il est vrai que dans l'histoire du Mondial, d'autres équipes ont connu des parcours plus calamiteux : la Corée du Sud en 1954 avec -16 en deux matchs, le Zaïre en 1974 (-14) et plus récemment, l'Arabie saoudite en 2002 (-12). Toutefois, ces équipes n'étaient pas du calibre de la Tunisie, qui avait été la première équipe d'Afrique à remporter un match en Coupe du monde en 1978, et qui avait encore battu les champions en titre, les Bleus, il y a quatre ans.
Cet été, les Aigles de Carthage ont atteint des sommets de ridicule. Leur campagne de la CAN en janvier avait déjà été un échec avec une défaite aux tirs au but contre un Mali réduit à dix. De plus, leur préparation au Mondial avait été marquée par une déroute retentissante face à la Belgique (0-5), qui a fragilisé le sélectionneur Sabri Lamouchi avant leur envoi à Monterrey pour la phase de poules.
Dans une interview donnée à L'Equipe, il déclarait : "C'est surtout une affaire de cœur, mais c'est là où c'est dangereux ! Il ne faut pas trop rentrer dans l'émotionnel et rester professionnel." Malheureusement pour lui, l'ex-international tricolore n’a pas résolu les problèmes en défense, et après un match marqué par des erreurs fatales, il a été remercié par la Fédération alors qu'il restait encore deux matchs à disputer, marquant une première à ce niveau au XXIe siècle.







