« L’union de la droite et du centre n’est pas suffisante », a déclaré Gabriel Attal, le candidat Renaissance à la présidentielle de 2027. Lors d’une interview sur LCI, il a souligné la nécessité d’associer la gauche et la droite pour créer un projet « libéral » et « intransigeant » sur les enjeux régalien, tout en visant à impliquer différentes sensibilités politiques.
Attal a reconnu la pression croissante pour une alliance traditionnelle entre la droite et le centre, notamment vis-à-vis de son concurrent Édouard Philippe, ancien Premier ministre et candidat d'Horizons. Loin de se contenter de cette union, il estime qu'il est essentiel d'incorporer des éléments des deux bords politiques pour faire face aux défis actuels. « Je suis le seul à reconnaître que les défis que traverse notre pays nécessitent un travail en commun », a-t-il affirmé.
Le trentenaire met en avant un projet qui vise à renforcer la compétitivité des entreprises françaises tout en garantissant une défense ferme des valeurs républicaines et des questions de sécurité. Connu pour son parcours au sein du Parti socialiste, Attal a exprimé sa volonté d'établir un équilibre entre libertés économiques et libertés individuelles.
Il a déclaré : « Lors de mon engagement politique, la droite défendait mal les libertés individuelles, tandis que la gauche ne tenait pas compte des libertés économiques. Je cherchais un compromis ass-ociatif ». Ses réflexions mettent en lumière un besoin urgent de réconciliation des valeurs politiques traditionnelles au profit d’une approche plus moderne et inclusif.
Par ailleurs, le candidat a réaffirmé son engagement pro-européen et progressiste, tout en plaidant pour une ligne plus ferme sur des sujets comme la sécurité et l’immigration. « Sur ces questions, il n’y a pas de place pour le ‘en même temps’ », a-t-il souligné.
Sur la question des centres de rétention pour migrants, en cours de discussion au niveau européen, Gabriel Attal a pris position contre leur création. Il a déclaré que ces « hubs » étaient une version raffinée de camps, citant des exemples infructueux du Royaume-Uni et de l'Italie. « Ces systèmes coûtent une fortune sans résultats probants », a-t-il insisté, pointant l'inefficacité de ces solutions.
En s'opposant à ces dispositifs, Attal montre une compréhension nuancée et critique des problèmes migratoires, qui nécessitent une approche plus humaine et pragmatique.







