Des perquisitions ont été effectuées ce mardi 30 juin dans plusieurs pays européens, dont la France, dans le cadre d'une enquête du Parquet européen sur d'éventuels détournements de fonds de l'Union européenne. Cette investigation vise notamment l'ancien groupe d'eurodéputés Identité et Démocratie (ID), dont le Rassemblement National (RN) faisait partie.
Le Parquet européen, qui a pour mission de lutter contre les fraudes ciblant les intérêts financiers de l'UE, a confirmé la conduite de mesures d'enquête concernant l'utilisation des fonds européens par ce groupe politique de 2019 à 2024. Selon Le Monde, ces perquisitions ont lieu simultanément en France, Espagne, Italie et Belgique. L'affaire n'est pas nouvelle, puisque dès juillet 2025, le Parquet européen avait annoncé l'ouverture d'investigations liées à de possibles dépenses indûment élevées, évaluées à plus de 4,3 millions d'euros.
"Nous n'avons rien à nous reprocher"
Après le début des opérations, le président du RN, Jordan Bardella, a réagi sur X, confirmant que des perquisitions étaient en cours aux sièges et aux domiciles de prestataires de communication ayant collaboré avec le parti. Il a exprimé sa volonté de prouver leur innocence, déclarant : "Nous n'avons rien à nous reprocher, et nous le montrerons."
Depuis tôt ce matin, des perquisitions sont en cours aux sièges et aux domiciles personnels de prestataires de communication ayant travaillé avec nous.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) June 30, 2026
Dans le même temps, Le Canard enchaîné nous apprend également l’ouverture prochaine d’une information judiciaire me…
Cette enquête se déroule alors que le RN fait face à plusieurs défis judiciaires. Le 7 juillet, la cour d'appel de Paris est attendue pour rendre un jugement dans l'affaire des assistants parlementaires européens, un cas crucial pour l'avenir politique de Marine Le Pen. De plus, Bardella a rapporté avoir appris par les médias l'ouverture d'une procédure judiciaire à son encontre, suite à une plainte déposée par l'association anticorruption Anticor. Celle-ci l'accuse d'avoir occupé un emploi fictif comme assistant parlementaire de Jean-François Jalkh en 2015, soulevant des questions sur l'authenticité des documents fournis pour justifier cette activité. Bardella, concernant ces accusations, a commenté : "Comme à chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral."







