L'essentiel : Le montant de la dette française vient de dépasser les 3 500 milliards d'euros. Cette année, l'État prévoit un budget de 1 735 milliards d'euros pour ses services publics et le remboursement de ses engagements.
La question de l'argent public est devenue cruciale dans les discussions politiques. En 2026, les dépenses publiques de la France atteindront environ 1 735 milliards d'euros, représentant près de 56,9 % du PIB national. Cette somme gigantesque est principalement allouée au financement des services publics et à notre modèle social.
Le modèle social au premier plan
La protection sociale, en particulier, capte une grande partie des ressources nationales. Les retraites et les dépenses liées à la vieillesse absorbent entre 390 et 400 milliards d'euros, soit presque un quart du budget public. D'autre part, le secteur de la santé et des soins représente environ 265 milliards d'euros, destinés à soutenir les hôpitaux et le remboursement des soins.
En ce qui concerne l'éducation, la recherche et l'enseignement supérieur, l'État consacre entre 115 et 120 milliards d'euros, montant qui inclut les salaires des enseignants et l'entretien des infrastructures éducatives.
Une charge de la dette en hausse
Les domaines relevant de la défense, de la sécurité et de la justice requièrent environ 90 milliards d'euros, soutenus par des efforts de modernisation. Pourtant, la charge de la dette publique est désormais au centre des préoccupations. Avec une dette atteignant un niveau historique de 3 500 milliards d'euros au début de 2026, le paiement des intérêts est estimé entre 73,6 et 74 milliards d'euros, excédant même le budget alloué à la défense.
Des recettes en hausse
Pour couvrir ces besoins considérables, l'État récolte d'importantes recettes. Les cotisations sociales représentent entre 420 et 450 milliards d'euros, suivies par la TVA à plus de 250 milliards, la CSG à 150 milliards et l'impôt sur le revenu à 130,2 milliards. Malgré cela, le déficit budgétaire ne cesse d'augmenter.
Un déficit persistant
Les économistes de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) soulignent ce qu'ils appellent le "déficit de recettes". Ce phénomène résulte de réformes fiscales amorcées depuis 2017 qui ont diminué les prélèvements obligatoires, entraînant une perte annuelle estimée à environ 60 milliards d'euros.
Cette perte s'explique par la suppression de la taxe d'habitation, qui coûte au budget public 18 milliards d'euros par an; la réduction de l'impôt sur les sociétés, entre 11 et 15 milliards; l'abolition de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour environ 5 à 6 milliards; et la suppression de la redevance. Ces décisions expliquent en grande partie la structure du budget de l'État aujourd'hui.







